Julie est ailleurs - accueil

jeudi 10 août 2017

Maison!



J’ai toujours trouvé très imagée cette expression qui traduit bien la longue journée que je viens de vivre: «avoir le trou d’cul en t’sours du bras…» Parce que c’est ça. Mais je ne vais pas m’en plaindre. J’ai fait un voyage extraordinaire, avec une amie fabuleuse (merci, ma belle Stéphanie!). J’ai rencontré des gens exceptionnels, autant mes vieux amis de Lille que mes nouveaux amis de la région bordelaise… Mais il fait bon revenir à la maison.

Je crois que le plus épuisant est sans doute de charrier les valises… Hier, Thierry nous avait donné un coup de main inattendu à la gare, puis on savait que Michaël, mon esclave adoré, serait à Dorval pour venir nous chercher. On avait donc juste un tipeu de charriage au milieu. Heureusement, à l’aéroport Charles-de-Gaulle, il y a des caddys, ce qui n’est pas le cas dans les gares (ce que je ne comprends pas, d’ailleurs). Parce que, partie avec une seule valise, je reviens avec deux. Oui, j’ai eu quelques cadeaux (notamment à Lille), mais j’ai acheté tout plein de cossins français que je ne trouve pas ici. Je n’y peux rien: c’est mon amour fidèle pour des affaires aimées pendant mon séjour lillois, il y a 25 ans (misère!) Parce que je suis une fille fidèle en amour, moi.

Parfois, dans des journées comme ça, je rêve à la téléportation. Pouf! Montréal. Pouf! Bordeaux. Pouf! Amsterdam. Pouf! Londres. Ça ferait de jolies fins de semaine. Mais il me faudrait choisir : partir en pouf! Ou partir avec Azarius… Dilemme cruel. Mais au fond, j’aime beaucoup voyager en avion. Surtout en classe affaires!




Stéphanie a un peu expérimenté la chose: elle s’est enregistrée au même comptoir que moi (la dame à l’accueil a été très gentille), est passée par la ligne express pour la sécurité, a reçu ses valises dès son arrivée auprès du carrousel à cause de l’étiquette «prioritaire» qui y était attachée… On s’habitue vite à ce luxe! Pourtant, attendre, pour moi, est un des plaisirs du voyage. Je suis, dans ces cas-là, d’une patience exemplaire (même si la patience n’est pas vraiment ma plus grande qualité…) Cet après-midi, derrière nous, il y avait une famille de Français (plutôt normal quand on prend l’avion à Paris) à qui j’aurais arraché la tête (vous voyez que je peux ne pas être patiente). La mère surtout. Je pense qu’elle avait envie d’entrer dans mon sac à dos tellement elle se tenait tout près de moi. Mais c’est qu’il n’y avait pas de place pour elle dans mon sac à dos! Et elle n’a pas arrêter de soupirer, de danser sur place, de resoupirer, de critiquer le manque de personnel, les membres d’équipage qui passaient devant nous, la lenteur du tapis roulant pour déposer nos objets. Y’a rien qui a échappé à sa critique ou à son soupir. Ce n’est pas attendre qui me dérange; c’est attendre en avant de ces gens-là qui m’exaspère. Ça n’ira pas plus vite en soufflant ainsi…

Les huit heures passées dans l’avion ont été agréables même si on a eu un peu de turbulence quelque part au-dessus de l’Atlantique. J’ai eu le temps de regarder trois documentaires pendant le souper (parce que c’est long, le souper, en classe affaires... c’est un 4 services!). Affaire gossante, toutefois: on a voyagé sur Air Canada. Compagnie nationale. Ça me fait chier que les trois documentaires que j’ai regardés n’aient été offerts qu’en anglais. Je n’ai pas de problème à comprendre l’anglais… mais c’est le fait que c’était sur les ailes d’Air Canada qui m’a écœurée un tipeu. Le français est une langue nationale, t’sais. Bon, j’ai aussi eu le temps d’écrire un chapitre du roman que j’ai en chantier. J’ai même fait une tite sieste.

J’ai retrouvé mon Azarius chéri dans l’entrée chez Stéphanie. Il a ronronné de bonheur quand je l’ai pris dans mes bras en arrivant. Azarius dégage une odeur très caractéristique que je retrouve chaque fois avec un grand sourire: «Coucou, c’est moi!»

Prochains jours?
Du lavage… Vous devriez me voir les tas sur le plancher de la cuisine.
De replaçage… Françoise, Paule et Jean-René ont laissé l’appartement dans un excellent état. Sauf que, pour leur faire de la place, j’avais vidé des tiroirs de commode et le garde-robe d’entrée… où il me faut maintenant remettre les vêtements que j’avais foutu dans des sacs oranges…
Du travail… Parce que oui, ça recommence officiellement lundi. Sauf que si j’attends lundi et que je fais du déni en attendant, je vais tellement être dans la merde que je suis mieux de commencer à réfléchir tout de suite et à ressortir mon agenda!
Un genre de bilan: ma visite à Lille (qui me semble déjà trop loin) et celle à Bordeaux. Alors, n’allez pas trop loin, ô mes adorables liseurs!

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