Julie est ailleurs - accueil

jeudi 3 août 2017

Dans les souyers



Mère Nature est peu phoquée. Elle crée des affaires tellement weird qu’on se demande de quesse elle avait fumé cette journée-là. C’est le cas de la dune du Pilat, pas loin du bassin d’Arcachon.

Les ceuzes qui sont déjà allés aux dunes à Tadoussac y trouveront une certaine parenté, ce qui est toujours étonnant. Une dune, c’est un tas de sable. Et on se demande ce qu’il fait là. Rapport qu’il y a l’océan d’un côté et la forêt des Landes de Gascogne de l’autre. De quesse? Et en ce jeudi, le ciel, qui était d’un bleu insolent, tranchait avec le jaune du sable. Une splendeur.

On a voulu «escalader» la dune, en plein milieu. Oubliez ça. Une job de malade parce que ça fait autour de 125 mètres de haut. Stéphanie s’est rendue à la moitié, moi au tiers. Et plus Stéphanie montait, en angle de 40 degrés, plus elle se disait «Julie va tellement haïr ça, elle qui a le vertige». Conclusion? Je n’avais pas de fonne. Mais pas pantoute, juste un peu plus bas.  On a donc tenté l’ascension par un des bouts (et non pas par le milieu). Ah… Là, ça allait. On pouvait monter par un escalier (ce qu’on a fait), mais redescendre par le sable.
La vue d’en haut valait tous les efforts mis pour monter, en plein soleil et au grand vent (vous devriez me voir les coups de soleil malgré la 30!) D’un côté, la forêt landaise, je vous l’ai déjà dit. De l’autre, ben l’océan Atlantique. Puis, à droite, le bassin d’Arcachon avec des petits ports et ses bateaux. La dune fait 2,9 kilomètres de long (je sais, c’est hallucinant). Inutile de vous dire (mais je vais vous le dire quand même) que la dune se déplace chaque année au gré du vent. La place est un endroit fragile, protégée par un programme de préservation. Ouais, je veux bien… mais quand je vois du monde jeter leur mégot de cigarette dans le sable, ça m’écœure.






On a passé là une petite demi-heure. Le temps de se dire que ça n’avait pas d’allure. De se redire que ça n’avait pas d’allure. De se taire. De se redire encore que ça n’avait pas d’allure. Et d’avoir les yeux remplis de bleu de mer, de bleu de ciel et de jaune de sable.

Inutile de vous dire qu’en revenant de notre randonnée, on avait du sable dans nos souyers. De quoi remplir un sac Ziploc que je vais ramener à Montréal…



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